Son House  » Death Letter Blues »

Written by on 8 mai 2020

Eddie James « Son » House Jr. (21 Mars 1892/1902 – 19 Octobre 1988)

Avant d’être un des «monstres» sacrés du Blues, Son House à été employé dans une plantation de coton puis s’est destiné a être pasteur . En effet, Il était prêcheur baptiste dans la région de Clarcksdale, Mississippi et n’a appris vraiment la guitare que dans les années 20.

Sa composition autobiographique «Preachin’ the blues», décrit avec force ses sentiments contradictoires. Néanmoins, il finit par quitter les «rangs de dieu» pour suivre une femme en Louisiane.

En 1926 Son House retourne dans les région de Clarcksdale et joue de la guitare un peu partout ou il peu, malheureusement, le meurtre d’un homme en 1928 (apparemment pour légitime défense) le conduit directement au bagne du fameux Parchman Farm Penitenciary.

Après une peine de deux ans, il fut relaxé et fit la rencontre de Charley Patton avec qui il se lie d’amitié et qui l’entraîne avec lui, Willie Brown et la pianiste Louise Johnnson dans les studios du Nord où il réalise une série de disques pour le label Paramount.

House y enregistre trois de ses blues-sermons .. «My black mama», «Dry spell blues» et le fameux «Preachin’ the blues», chefs d’oeuvre de passion où font merveille son chant vibrant et son jeu de bottleneck rageur.

Ces disques ne rencontrent qu’un modeste succès mais permettent à House et a Willie Brown (qui l’accompagne) de sillonner le Delta.
C’est pendant cette tournée du Delta que House a probablement composé le fameux «Walking Blues» attribué à Muddy Waters .. la légende voudrait que Son House en compagnie de Willie Brown aient donné leurs premières leçons de guitare a Muddy, mais également a .. Robert Johnson.

Son House disparait dans la nature et ne refera surface qu’en 1941 grâce aux enregistrements effectués pour la Library of Congress par Alan Lomax (célèbre ethnomusicologue) guidé par Muddy Waters qui montre à Lomax ou réside le «maitre».

Après quelques vaines tentatives de se produire dans les villes du Nord, notamment l’Etat de New York pendant les années 40‘s, Son House retourne dans son sud natale et abandonne la musique pour vivre de divers métiers manuels .. sa musique ne correspond pas aux aspirations des jeunes noirs de l’époque.

Ceci dit, ses disques sont adulés par les jeunes Yankees du folk boom.

C’est : Alan «the Blind Owl» Wilson et Bob «the Bear» Hite (dans l’ordre, l’harmoniciste et le chanteur du groupe Canned Heat) qui le redécouvrent en 1964.

A ce moment-là, House vit en semi-reclus, alcoolique et n’a plus de guitare… Dopé par ses nouveaux fans, surtout par Alan Wilson, Son House va reprendre les enregistrements et même se produire à commencer par le fameux Carnegie Hall en 1965.

Il enchaine la même année et triomphe au festival de Newport. Il récidive en 1967, cette fois ci en Europe à l’American Folk Blues Festival.

American Folk Blues Festival

Pour l’anecdote, lors d’un concert a Paris, la sonorisation lâcha … complètement impliqué dans son Blues, Son House ne s’en aperçu même pas et continua son chant plaintif et puissant .. il n’étais pas habitué aux micros ..
A partir des années 70’, ses capacités physiques déclinant beaucoup (il était atteint d’Alzheimer et Parkinson), Son House décide de se retirer, non sans avoir enregistrer plusieurs albums, dont le mémorable Fathers of the Delta Blues.

Il mourut le 19 Octobre 1988 à Détroit, Michigan


Reader's opinions

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *



Continue reading

Previous post

Stevie Ray Vaughan


Current track

Title

Artist

Background